Général Isidore-Pierre Schmitz |
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Voici les états de services de Isidore-Pierre Schmitz1, qui comme on le verra à suivi un parcours militaire sous Napoléon III, pratiquement similaire à celui de son père sous Napoléon Premier. La plupart des renseignements mentionnés sur cette page sont issus des sources mentionnées à la note 1 et relatives au dossier militaire d'Isidore-Pierre Schmitz.
1- Sources, Dossier des états de services d'Isidore-Pierre Schmitz, Service Historique de la Défense (Fort de Vincennes), 2007
2- Le 5 Novembre 1852, la Légation de Sardaigne à Paris transmet à ses supérieurs le brevet et la décoration de Chevalier de l'Ordre des Saints Maurice et Lazare pour Monsieur Pierre SCHMITZ, capitaine au Corps d'Etat-Major. Isidore-Pierre SCHMITZ était alors l'aide de camp du général commandant la 1ère brigade de l'Armée de Paris.
Cette décoration lui avait été conférée par le Roi de Sardaigne le 16 Octobre 1852.
3- L'écriture manuscrite des états de services de mon arrière grand-oncle me fait douter: s'agit-il du 7è ou du 8è d'Infanterie?
4-Extrait de la minute de lettre écrite en date du 14 Février 1879 envoyée au Général Schmitz, commandant la 4ème division d'Infanterie à Compiègne:
Général, j'ai l'honneur de vous informer
que par décret du 1 février courant, vous êtes
nommé au commandement du 12ème Corps d'Armée,
à Limoges, en remplacement de M. le Général de
Lartigue, placé par anticipation, sur sa demande,
dans la section de réserve.
Je vous prie de bien vouloir prendre
sans délai, possession de votre nouveau poste
5- Dans un courrier daté du 17 Décembre 1887, Isidore-Pierre SCHMITZ écrit au Minsitre de la Guerre:
"Monsieur le Ministre,
Vous êtes armé de la main de Justice, je vous
demande de l'étendre sur moi
en me réintégrant
dans les Cadres de l'Armée, où je copptais en qualité
de
Commandant du 9ème Corps d'Armée
Membre du Conseil supérieur de la Guerre
Commandant de la 2ème armée aux frontières
Je n'ai à me reprocher ni un acte, ni une
parole qui aient pu justifier ma révocation: elle
a été considérée par tous comme une mesure violente.
On m'a représenté dans les Conseils du Gouvernement,
comme ayant manqué de fermeté politique dans mon
Commandement: c'est une imputation calomnieuse
que je repousse de toutes mes forces.
Les titres que j'évoque pour demander ma
réintégration sont ceux que j'expose ci-dessous :
Mon père soldat en 1786, a brisé son épée de
général après Waterloo à 43 ans.
Mon frère aîné a été tué à Sébastopol.
J'avais quatre fils dans l'armée, trois sont
allés ensemble au Tonkin; l'un d'eux lieutenant
à la légion y est mort dans la fleur de
la jeunesse
.
Pour moi, j'ai cinquante années
de service et cinq citations à l'ordre
de l'armée.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre,
l'hommage de mon profond respect.
Gal Schmitz
en activité hors-cadres; à Paris."
6- Les gites d'étapes dépendaient à l'époque du Ministère de la Guerre.Voici ce qui est mentionné dans le courrier joint à son dossierqui provient du Ministre de la Guerre en date du 10 Février 1888: "Le Ministre de la Guerre informe M. le Général de Division hors cadre que par décision du 4 février courant, il est désigné pour présider une commission chargée d'étudier la question de la suppression des gîtes d'étape sur le territoire de la France (...)"