Général Nicolas Schmitz |
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Voici les batailles napoléoniennes, les faits d'armes (ou actions d'éclats) et les blessures de guerre qui concernent mon arrière, arrière grand-père Nicolas Schmitz:
Les lignes qui suivent sont extraites de l'ouvrage de M. Le Chevalier de Courcelles que j'ai déjà cité intitulé Dictionnaire historique et biographique des généraux français du onzième siècle jusqu'en 1823 (page 128):
"Nicolas Schmitz fit les campagnes de 1792 et 1793 à l'armée du Rhin, sous Custines; celles de 1794, 95, 961, 97 et 98 à l'armée de Sambre-et-Meuse, sous le général Jourdan, et celles de 1799 en Helvétie, sous Massena".(...)
(...)"Il fit les campagnes du Rhin en 1800 et 1801, sous le général Moreau." (...)
(...) Crée général de brigade, le 16 juin 1813, il servit avec distinction en Italie, pendant les campagnes de 1813 et 1814, notamment aux affaires de Villae, au mois d'août 1813." (...)
Les informations qui suivent ci-dessous portent sur les actions d'éclat de Nicolas Schmitz et sont tirées des Extraits des Biographies de Lacaine et Laurent, 1844.
M. Le Chevalier de Courcelles rapporte également les nombreux faits d'armes dans son ouvrage déjà cité.
Le général Schmitz a fait avec une grande distinction les campagnes du Rhin sous Custines, de Sambre-et-Meuse sous Jourdan, d'Helvétie sous Masséna, du Rhin sous Moreau, des Côtes-de-l'Océan sous Davoust, d'Allemagne, de Prusse et de Pologne à la Grande-Armée, d'Espagne, de Russie, d'Italie (1813-1814) sous le commandement du prince vice-roi d'Italie et de Waterloo (1815).
Il s'est particulièrement fait remarqué aux batailles d'Austerlitz2, d'Iena3, d'Eylau4, d'Abensberg5.
A Austerlitz, il parvint, à la tête d'une compagnie de grenadiers6, à arrêter tout un corps de cavalerie qui, après avoir forcé le premier bataillon du 108ème régiment, voulait entamer le deuxième se formant en avant de bataille au débouché du village de Zokolnitz (Sokolnitz).
Ce corps de cavalerie, voyant la bonne contenance7 de la compagnie de grenadiers, se porta sur la gauche du deuxième bataillon, qui fut contraint de se retirer dans le village, ce qui obligea le capitaine Schmitz à faire sa retraite, qu'il effectua avec succès en passant dans l'intervalle de deux bataillons russes.
A cette époque, ayant reçu de M.le maréchal Davoust l'ordre de s'emparer de la tête du bois qui couvre la petite ville d'Ekartzberg, M.Schmitz ne dut son plein succès qu'aux plus vigoureux efforts.
Le général de brigade Lochet, dans son rapport du 15 octobre, s'exprime en ces termes: Je dois ajouter, en faveur du capitaine Schmitz, qu'il a surpassé en bravoure tout ce que le régiment a dit de lui.
Lors de la bataille d'Abensberg, le 21 Avril 1809, M. le commandant Schmitz s'est glorieusement signalé par son sang-froid et sa bravoure éclatante. A la tête de trois compagnies de grenadiers et d'une de fusilliers, il se porta derrière la droite de l'ennemi, qui chercha à déborder la gauche de la division, l'attaqua à la baïonnette, lui tua beaucoup de monde, et fit prisonnier un major et quatre cent hommes.
Voici l'extrait de l'ordre du jour du 30 mars 1810, du gouvernement de la Navarre: Le général gouverneur s'empresse d'informer l'armée française que le chef de bandes, le fameux Mina, a été abattu par la colonne du brave major Schmitz; les soldats de Mina ont été mis en déroute8, et lui-même pris après avoir été blessé.
Le 6 Septembre 1813, le Général Nicolas Schmitz est blessé d'un coup de feu à la poitrine lors de la bataille de Feistritz, sur la Drave9.
Le 8 Février 1814, Nicolas Schmitz a eu son cheval tué sous lui sous l'éclat d'un obus lors de la bataille de Mincio!
Le 2 Mars 1814, il est à Parme et entre le premier dans la ville (lors de la prise de Parme), à la tête du 9ème régiment d'infanterie de ligne qui a fait déposer les armes à un régiment autrichien.
Et,
comme en témoigne le comte d'Anthouard, lieutenant général, pair de France, grand-croix de l'ordre royal de la Légion d'honneur, président du Comité d'artillerie: M. le maréchal de camp Schmitz, officier de la Légion d'Honneur, chevalier de la Couronne de Fer, s'est fait constamment remarquer par son courage et son sang-froid pendant les campagnes de 1813-1814, à l'armée commandée par le prince vice-roi d'Italie, Eugène Napoléon
.
En Juin 1815, lors de la bataille de Waterloo, le Général SCHMITZ commandait la Ière brigade de la 2ème division du Ier corps de la Grande-Armée. Au sujet de cette bataille, le comte d'Erlon, pair de France, lieutenant général, commandant le Ier corps d'armée à Waterloo souligne que M. Schmitz, maréchal de camp officier de la Légion-d'Honneur, chevalier de la Couronne de Fer s'est constamment fait remarquer par son courage et son sang-froid à la bataille de Waterloo, à la tête de sa brigade, et notamment dans la charge de cavalerie anglaise qui eut lieu sur la 3ème et 4ème division, qu"il repoussa cette cavalerie avec une perte très considérable.
A Waterloo, la 2ème division d'infanterie était sous les ordres du Général François-Xavier DONZELOT (1764-1843) .
Le Général François-Xavier DONZELOT commandait deux brigades: la brigade SCHMITZ commandée par le Général de Brigade SCHMITZ (13ème Léger10 et 67ème de Ligne11), ainsi que la brigade AULARD commandée par le Général de brigade AULARD ( 19ème de Ligne et 51ème de Ligne).

1- Le 8 Décembre 1796, le Lieutenant Schmitz est fait prisonnier de guerre!
2- Décembre 1805 (Nicolas Schmitz est alors capitaine)
3- 14 Octobre 1806
4- 8 Février 1807
5- 21 Avril 1809 (Nicolas Schmitz fut blessé, lors de cette bataille d'Abensberg, d'un coup de feu, dont la balle lui est restée dans l'avant-bras gauche)
6- M.Le Chevalier de Courcelles écrit à propos de cette compagnie de grenadiers qu'il s'agit de "la 2è compagnie de grenadiers"
7- M.Le Chevalier de Courcelles écrit page 127 de son ouvrage: " (...) La bonne contenance du capitaine Schmitz imposa à cette cavalerie, qui néanmoins se porta sur la guache du 2è bataillon. Ce bataillon ayant été forcé de se retirer dans le village (sous-entendu de Zokolnitz, note du webmaster), le capitaine Schmitz prit le parti de la retraite; mais il al fit avec assurance et en traversant l'intervalle de deux bataillons russes."
8- Dans les états de services de Nicolas Schmitz, il est rapporté que: "A la tête du 2ème régiment de marche, fort seulement de 170 hommes, (Nicolas Schmitz) a mis en déroute les bandes de Xavier Mina, qu'il a fait prisonnier."
9-Feistritz se trouve en Carinthie ou Autriche méridionale
10- 13ème Léger ou 13ème Régiment d'infanterie légère, dont le Colonel était Pierre GOUJEON et avait sous ses ordres 3 bataillons.
11- 67ème de Ligne ou 67ème Régiment d'Infanterie de Ligne, Source ouvrage de Yves MOERMAN, Napoléon à Waterloo (voir bibliographie du premier Empire).